Les infos de Bouffémont

Expression
4 juillet 2023

Le Mot du Maire – 3 juillet 2023

Notre ville a vécu, comme beaucoup d’autres en France, deux moments agités, en cette fin de mois de juin.
Les faits : Jeudi 29 à 2h du matin
Un groupe de jeunes individus (7) d’une quinzaine d’années, peut-être moins, des collégiens sans doute ont mis le feu à une poubelle devant la porte de la Police municipale et de la maison de la musique. Heureusement la gendarmerie et les pompiers sont intervenus rapidement pour éteindre l’incendie et préserver l’intégralité du bâtiment qui n’a pas souffert.
Malheureusement, la porte d’entrée est hors d’usage ; elle devra être remplacée dès que possible afin de ne pas pénaliser le fonctionnement de cet espace public. Le goudron devant l’entrée a été bien abimé par la chaleur.
Jeudi 29 à partir de 23h
Des petits groupes de jeunes, bien organisés, avec capuches, parfois cagoules, se sont répandus autour de la place Vauban. Des mortiers ont été lancés en petit nombre cependant. L’un des groupes a incendié une poubelle rue F. de Lesseps. Ce qui a nécessité une intervention des gendarmes et des pompiers. Un autre « s’occupait » de lancer des projectiles sur les forces de l’ordre.
Un groupe plus important s’en est pris au Franprix dont ils ont sauvagement frappé le rideau de fer, et enfin réussi à pénétrer à l’intérieur. Des friandises, des bouteilles, des denrées diverses ont été dérobées, ainsi que les colis en attente de trouver leurs destinataires…
Deux interpellations ont eu lieu, d’un mineur et d’un majeur, tous les deux Bouffémontois.
Croyez bien que je déplore amèrement ces désordres qui sont le fait d’une toute petite minorité.
Les dégâts ont été somme toute limités, grâce à la coopération exemplaire entre le CSU (le service de vidéo-surveillance), la Gendarmerie de Domont, notre Police Municipale, les services de la ville, et les élus.
La CAPV a mis en place une cellule de crise permanente. Les élus sont sur le qui-vive depuis le début.
Je tiens à féliciter très sincèrement toutes les parties prenantes de cet « accord parfait », des hommes et des femmes qui n’ont pas ménagé leur engagement.
J’apporte tout mon soutien au maire de l’Hay-les-Roses, comme, plus près de nous, à mes collègues de Garges, Montmagny, Persan, dont les hôtels de ville ont été lourdement impactés, sans oublier tous ceux de notre agglo qui ont subi des dommages, et plus largement encore, ceux de tout notre département, sans distinction de couleur politique.
Dans ces moments c’est la seule défense de la République qui nous anime tous.
La place nous manque ici mais il y aurait beaucoup à dire sur ces journées.
D’abord on peut comprendre l’émotion suite au décès du jeune Nahel, à 17 ans, dans les conditions que l’on connaît.
Si l’indignation et la colère devant un tel malheur sont légitimes, par contre, la traduction en actions violentes, à l’encontre des biens, voire, à certains endroits, des personnes, ne sont pas plus acceptables à Bouffémont qu’ailleurs.
Et les vols d’objets, le pillage, n’a rien à voir avec l’hommage à sa mémoire ; ce sont des actes crapuleux qui doivent être sanctionnés.
J’aurais beaucoup à dire sur les rapports à améliorer entre les forces de l’ordre et la jeunesse, entre lesquelles il faut remettre en place respect mutuel et dialogue, pour que force revienne à la loi, naturellement, en bonne démocratie.
J’aurais beaucoup à dire sur ces jeunes que l’on a connu enfants, qui ont grandi dans une ville attentive à leur croissance et à leur devenir. Ils ont bénéficié et ils bénéficient des moyens importants que notre cité met à leur disposition, quelque soit leur quartier : une vie scolaire et périscolaire de grande qualité, un collège à taille humaine bien tenu, de nombreuses associations culturelles et sportives accueillantes. Où sont-ils passés ? Quel gâchis !
Il y aurait beaucoup à dire (et à faire) sur la parentalité, sur ces enfants qui échappent à l’autorité de leurs parents ; il n’est pas normal qu’on les retrouve, collégiens, impliqués dans des méfaits nocturnes.
Et nous pouvons aider les familles dans leur rôle, sans doute plus difficile à assumer aujourd’hui que pour les générations précédentes.
Il y aurait beaucoup à dire sur ces enfants qui n’arrivent plus à faire le distingo entre le réel et le virtuel. Sans doute parce qu’ils ont un vécu quotidien trop pauvre et qu’ils sont bombardés d’images, de sons, de vidéos, d’une telle force sensorielle et émotionnelle, qui ne leur permet plus de savoir où est la vraie vie et où est la fiction.
A midi, des Bouffémontois sont venus en mairie pour apporter leur soutien (alors que je n’avais pas relayé l’appel à ce rassemblement, tardif et un peu éloigné déjà dans le temps des faits évoqués).
Je les remercie de ce soutien spontané qui fait chaud au coeur. Nous avons échangé sur certains des thèmes esquissés ci-dessus.
Avec un constat partagé : il y a beaucoup à faire, tant cette crise a des causes « multifactorielles », et dans beaucoup de domaines différents !
Mais pour l’heur, je suis persuadé qu’ensemble, là où nous sommes, nous ferons face, et qu’ensemble, nous retrouverons vite le calme et la sérénité.
Vive Bouffémont ! Vive la République !

Votre Maire,
Michel Lacoux

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